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samedi 14 décembre à 15 h 30

Titien (Tiziano Vecellio dit) - 1488 ou 1489-1576

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Après une première période influencée par son maître Giorgione, il devint un artiste international et son influence fut immense sur l’art européen.

Figure majeure du siècle d’or de la peinture vénitienne, Titien est né entre 1488 et 1490 à Pieve di Cadore dans une famille de notables. Il est âgé d’à peine 12 ans lorsqu’à Venise, il est mis en apprentissage chez Sébastiano Zuccato, peintre et mosaïste de renom. Il parachèvera cette formation dans l’atelier de Gentile et Giovanni Bellini. C’est là qu’il rencontre Giorgione, dont il deviendra l’assistant. La mort prématurée de ce dernier fait de Titien son héritier spirituel appelé à compléter les œuvres que Giorgione a laissé inachevées (entraînant par là-même de graves problèmes d’attribution).

La renommée du peintre (par ailleurs savamment orchestrée par l’Arétin dont il fut l’ami et qu’il portraitura) allant grandissant, il fréquente les cours de Ferrare, de Mantoue, d’Urbino ainsi que la cour pontificale à Rome. Le portrait qu’il fit de Charles Quint marque également le début d’une intense collaboration avec la cour d’Espagne. La protection de l’empereur consacre dès lors la réputation internationale d’un peintre rompu à tous les genres : portrait, sujets religieux, mythologique ou allégorique. Les œuvres qu’ils nous a laissé au long d’une existence particulièrement longue - presque un siècle - frappent toutes autant par l’efficacité de la composition que par la maitrise constamment renouvelée des accords de couleurs. Évoluant de la douceur giorgienne des débuts vers le maniérisme, son œuvre s’achève dans une vision plus inquiète qui ouvre la voie au baroque.

« Son œuvre apporta à tous les peintres autant qu’un enseignement, une libération. Elle leur délia les mains », écrira Malraux. En effet, du Greco à Rubens, de Van Dick en passant par Poussin, Watteau, Reynolds, Manet et Renoir : tous lui doivent cet hommage.

S. T.