Accueil > Actualités > Conférences > Art et cauchemar : la peur en peinture

samedi 7 avril de 15 h 30 à 17 h

Art et cauchemar : la peur en peinture

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

JPEG - 47.3 ko

Comment les artistes ont-ils choisi d’exprimer l’effroi ? C’est ce que nous tenterons de découvrir à travers des exemples précis pris à des sources iconographiques diversifiées.

Le thème de la peur traverse toute l’histoire de l’art. Afin de susciter celle-ci chez les fidèles, l’épisode du Jugement Dernier fut particulièrement représenté. Il apparait d’abord en sculpture sur les tympans romans puis gothiques avant de connaitre une immense fortune iconographique.

Parmi les œuvres traitant de ce sujet, nous évoquerons en premier l’éblouissant Jugement Dernier de Michel Ange réalisé entre 1536 et 1541 dans la Chapelle Sixtine à Rome.
Dans un registre différent, le personnage de Méduse illustrant la peur du féminin est également très présent. Les érudits du Moyen Âge interprétèrent sa beauté comme un symbole des tentations terrestres et sa dimension maléfique persistera jusqu’après la Renaissance. À la fin du XIXe siècle, Méduse, toujours présente, répond parfaitement (ainsi que les personnages de Judith ou celui de Salomé) au gout de l’époque pour les femmes fatales et inquiétantes.
Par ailleurs, les peintres appartenant au romantisme noir se sont attachés à neutraliser l’enthousiasme rationaliste des Lumières en ayant recours à un imaginaire angoissant. Johanne Heinrich Füssli a traité le thème des cauchemars et Goya, celui du satanisme.

Nous évoquerons également la folie, lorsque la peur est si intense qu’elle conduit à la démence. Nous commenterons l’effroi de celles qui sont raptées : les Sabines et autres Proserpine. Nous parlerons de l’horreur des mères face à la soldatesque dans les différents massacres des innocents déclinés du XVIIe au XXe siècle. Autant de motifs d’inquiétude et de peurs diverses abondamment déclinés en gravures, peintures sculptures et par ailleurs, toujours d’actualité.

S. T.

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.