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samedi 19 janvier à 15 h 30

Fernand Khnopff et le Symbolisme

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Figure de proue du Symbolisme européen, cet artiste belge était à la fois peintre, pastelliste, sculpteur et dessinateur. Une conférence faite en écho à l’exposition Fernand Khnopff, le maître de l’énigme qui se tiendra au Petit Palais du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019.

Fernand Khnopff, peintre, dessinateur et sculpteur belge est né en 1858. Issu de la haute bourgeoise, il fait d’abord des études de droit qu’il décide d’abandonner au profit de la peinture. Inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, il suit les cours aux côtés de Xavier Mellery, puis, à Paris, ceux de Gustave Moreau. Lié aux poètes symbolistes, il devient l’un des chefs de file du mouvement symboliste belge et le co-fondateur du Groupe des XX. En 1885, il entre en contact avec Joséphin Péladan, futur grand maître de la société ésotérique La Rose+Croix à Paris. Il participe à des expositions en Angleterre où il rencontre les préraphaélites et collabore à The Studio, la revue d’art qui donne alors le ton en Grande-Bretagne. En réalisant son œuvre Le Sphinx, présentée avec d’autres tableaux lors de l’exposition universelle à Paris, Fernand Khnopff prend définitivement la direction symboliste privilégiée par Gustave Moreau. En 1898, Il expose 21 tableaux dans le cadre de la Sécession viennoise et c’est alors la percée au niveau internationale. À partir de 1900, l’artiste se consacre au projet de sa maison personnelle conçue comme un temple dédié à son propre « Moi ».
Il privilégie les techniques du pastel, de la sanguine et de l’aquarelle, ces différents outils d’expression convenant parfaitement aux thèmes oniriques qu’il développe. Il affectionne, en effet, l’introspection narcissique, le sommeil, l’identité sexuelle, le silence, la solitude, les paysages inquiétants.
Des portraits d’enfants aux souvenirs de Bruges-la-Morte et des usages de la photographie jusqu’aux mythologies personnelles, Fernand Khnopff a créé une œuvre largement placée sous le signe du rêve. Par bien des aspects, l’artiste annonce le surréalisme qui prend son essor à cette époque et qu’illustreront deux autres belges : René Magritte et Paul Delvaux.
S. T.