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samedi 6 octobre à 15 h 30

La vie et l’œuvre du Caravage

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Cette conférence vous est proposée en écho à l’exposition Caravage à Rome, amis et ennemis qui se tiendra du 21 septembre 2018 au 28 janvier 2019 au musée Jacquemart-André et en résonance avec le spectacle Ruines (extraits) de Sylvère Lamotte (Cie Lamento) présenté au Théâtre Louis Aragon le samedi 7 octobre 2018 à 17 h.

Michelangelo Merisi dit Le Caravage est né à Milan en 1571 (son nom d’artiste provient de la petite commune Lombarde où il passa son enfance : Caravaggio). Formé pendant quatre ans dans l’atelier milanais du peintre Simone Peterzano, il part pour Rome en 1592, peignant d’abord des scènes de genre. Remarqué par un puissant protecteur, le cardinal del Monte,
 Le Caravage reçoit des commandes du clergé pour la décoration des édifices religieux. Sa renommée dépasse bientôt les limites de Rome et se répand dès lors dans toute l’Italie.
Doté d’un tempérament querelleur, il ne se passe pas d’année sans que Le Caravage soit mêlé à quelque affaire équivoque. Rares, en effet, sont les peintres à avoir tant nourri la chronique judiciaire. Coupable de meurtre et condamné à mort, il s’enfuit de Rome en 1606. Commence alors une vie errante : Naples, Malte, la Sicile puis à nouveau Naples. Il continue à peindre et à produire des chefs-d’œuvre. En 1610, apprenant que le pape est disposé à lui accorder sa grâce, il s’embarque pour Rome qu’il n’atteindra jamais : il meurt le 18 juillet 1610, à Porto Ercole, à l’âge de 38 ans.
Considéré comme l’un des pères de la peinture moderne, Le Caravage rompt avec l’idéal esthétique de la Renaissance qui s’était employé à créer un mythe de la personne humaine en la représentant idéalisée. Les canons esthétiques sont ici rejetés au profit d’un réalisme sans faille. Il décrit la réalité avec toutes ses imperfections et ses aspects triviaux, voire sordides. L’éclairage est latéral et participe avec violence au modelé des corps. Le fond sombre et l’absence d’arrière-plan produisent une ambiance enténébrée, traversée de fugitives lumières.
L’art du Caravage deviendra une école européenne lorsque les jeunes artistes, venus de tous horizons se former à Rome, perpétuent son style. Ainsi naitra le Caravagisme qui se répandra dans toute l’Europe, continuant aujourd’hui encore à exercer la même puissante fascination.
S.T

SYLVIE TESTAMARCK
Sylvie Testamarck est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Travaille la sculpture jusqu’en 1992, date à laquelle elle abandonne définitivement cet outil d’expression au profit du dessin. Expose régulièrement. Assure par ailleurs des conférences sur Paris et environs. Elle est aussi professeur d’histoire de l’art à l’Université Averroès de Bondy.