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samedi 1er février à 15 h 30

Le néo-classicisme

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Image d’un nouveau pouvoir, le néoclassicisme réagit aux extravagances du rococo par un retour au modèle antique et au beau idéal.

Vers le milieu du XVIIIe siècle, une réaction d’éloignement s’amorce par rapport au rococo et s’épanouit entre 1780 et 1805 dans le style néo-classique. Ce mouvement, de portée internationale, culmine pendant la période napoléonienne, sans cesser d’exerçer son influence sur les styles officiels du XIXe siècle. À l’ornementation précieuse du rococo, on oppose le retour à la rigueur de l’idéal classique, en privilégiant la sévérité des lignes, des couleurs et des sujets. Aux peintures frivoles des scènes galantes, on préfère les peintures nobles inspirant des valeurs morales.

C’est Rome qui fut, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le berceau du néo-classicisme. L’engouement de l’époque pour l’archéologie avec les fouilles d’Herculanum et de Pompéi (en 1738 et 1749) remettent l’Antiquité au goût du jour. À une connaissance partielle fondée sur des témoignages écrits et quelques chefs-d’œuvres retrouvés succède une redécouverte en profondeur de la civilisation gréco-romaine.

L’historien de l’art allemand Johann Joachim Winckelmann (archéologue et historien de l’art prussien), défenseur inconditionnel de l’art grec, exhalte la théorie esthétique de ce courant artistique. Sa formule pour caractériser celui-ci « Noble simplicité et calme grandeur » va inspirer des générations de peintres, de sculpteurs et d’architectes. L’Antiquité devient dès lors le grand modèle. La peinture d’histoire est, par ailleurs, le genre privilégié de ce mouvement. L’épopée homérique ou les récits de Tite-live exhaltant les vertus morales sont dès lors abondamment illustrés dans des compositions d’une grande rigueur formelle. Le néo-classicisme trouve également sa source chez les encyclopédistes des lumières, l’art selon Diderot devant s’attacher prioritairement à rendre « la vertu éclatante et le vice odieux ».

Le Salon de 1824 marque le déclin progressif du néo-classicisme. Cette rupture est consacrée par l’exposition des Massacres de Scio de Delacroix : le romantisme était né.

S. T.