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samedi 5 octobre à 15 h 30

Léonard de Vinci - 1452-1519

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tous publics
Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Une conférence faite en écho à l’exposition présentée au Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

« La pittura è cosa mentale (La peinture est une chose de l’esprit). » Léonard de Vinci
Peintre, sculpteur, architecte, ingénieur, urbaniste, Léonard de Vinci fut l’un des plus brillants esprits de son temps. Né en Toscane dans le village dont il porte le nom, il est le fruit d’amours illégitimes. Élevé dans la maison paternelle, il est placé vers l’âge de 15 ans dans l’atelier de Verrochio, à Florence, dans lequel il reçoit une formation véritablement « polytechnique ». Ses tableaux d’alors, l’Annonciation (fait en 1473), le Portrait de Ginevra Benci (réalisé vers 1478-1480), montrent combien il est sensible à l’esthétique ambiante.
Il rentre en 1481 au service du duc Ludovic Sforza, à Milan, et trouve là-bas un contexte favorable à l’épanouissement de ses dons. Il y restera 17 ans, exerçant tout à la fois les métiers de peintre, d’architecte et de scénographe de fêtes. Il peint la première version de La Vierge aux rochers, exécute pour le duc les portraits de Cecilia Gallerani et de Lucrezia Grivelli, réalise la fresque de La Cène sur le mur du réfectoire de Santa Maria delle Grazie. Il rencontre Luca Pacioli qui stimulera l’appétit du peintre pour les mathématiques. Seize ans durant, il travaillera à la statue équestre de Francesco Sforza, une œuvre aux proportions colossales qui, par ailleurs, ne sera jamais fondue.
En 1500, de Vinci quitte Milan occupée par les troupes de Louis XII. Il est accueilli à Mantou par Isabelle d’Este, repart ensuite pour Venise, Bologne puis Florence où on lui commande le retable de La Vierge et l’Enfant Jésus avec Sainte Anne et Saint Jean-Baptiste (dont il ne reste, hélas, qu’un dessin préparatoire). Après un court séjour à Rome, il entre au service de César Borgia à Urbino, en tant qu’architecte militaire. Pressentant la chute de celui-ci, il retourne à Florence et commence, en 1503, le portrait de La Joconde puis celui de Léda (perdu), entame La Bataille d’Anghiari pour le Palazzo Vecchio (peinte pendant l’été puis abandonnée) ainsi que La Vierge à l’Enfant avec Sainte Anne, en 1504.
Revenu à Milan en 1506, il entre au service du duc Charles II d’Amboise. Il peint la seconde version de La Vierge aux rochers, travaille aussi à des projets d’architecture et de décor pour son protecteur déployant également une grande activité scientifique dans les domaines de l’anatomie et des mathématiques.
À la demande de Julien de Médicis, Il s’établit à Rome en 1513, se consacrant essentiellement à des travaux de mathématiques et d’optique. Soucieux toutefois de quitter cette ville où règnent Raphaël et Michel Ange, il accepte l’invitation de François Ier de s’installer en France où il résidera dans le manoir de Cloux. Il apporte avec lui, outre des tableaux, ses carnets de notes et de dessin, masse considérable de textes et d’illustrations concernant toutes les branches du savoir, fruit d’une inépuisable curiosité intellectuelle. Il lèguera ces carnets à Francisco Melzi, son fidèle disciple qui les rapportera à Milan et les conservera jusqu’à sa mort. Ils furent ensuite dispersés par le fils de ce dernier, vendus, parfois perdus. L’ensemble qui nous est parvenu ne représente pas la moitié de l’œuvre de Léonard de Vinci.