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samedi 12 décembre à 15 h 30

La vie et l’œuvre de Pieter Bruegel l’Ancien

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

Pieter Bruegel est né entre 1525 et 1530 dans les Pays-Bas (la Flandre est alors sous domination espagnole). D’après Carl van Mander qui l’évoque dans son Livre des peintres paru en 1604, il aurait appris son métier chez Pieter Coecke van Aelst. Inscrit sur les registres de la guilde de Saint-Luc à Anvers en 1551, il entreprend le voyage en Italie. Dessinateur avant d’être peintre, ses plus anciennes réalisations datent précisément de ce voyage : des paysages où l’on trouve déjà ce goût des horizons très vastes qui marqueront son œuvre peinte. De retour à Anvers, c’est dans l’officine de Jérôme Cock que furent taillées les estampes d’après ses dessins : scènes folkloriques ou bibliques et paysages divers. Il épouse en 1563 Mayken Coecke van Aelst, la fille de son maître présumé. Elle lui donnera deux fils qui, à leur tour, s’inscriront dans l’histoire de l’art : Pieter dit Bruegel d’Enfer et Jan dit Bruegel de Velours. Il meurt en 1569 laissant outre ses dessins et gravures une quarantaine de purs chefs-d’œuvres.

On l’a d’abord surnommé « Pieter le Drôle ». Il a su puisé, en effet, à la source proverbiale (voir Les Proverbes) sans négliger non plus les motifs de sorcellerie (voir Margot L’enragée d’inspiration boschienne). Toutefois, tant à Anvers qu’à Bruxelles, Bruegel a fréquenté artistes et savants et son œuvre toute entière conçue comme une méditation inspirée porte la marque de cette érudition.

Il est le peintre par excellence des contraires enfin réunis : l’infini de l’univers et l’infime de toute existence, le mouvement et l’immobilité, l’inspiration au rêve les plus fous et la réalité ordinaire : le familier et l’éternel en somme. Un monde entre guerres, famines, épidémies où l’on ne cesse pourtant ni de vivre, ni de danser, ni de s’aimer.

S. T.