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samedi 15 janvier à 15 h 30

Le Réalisme en peinture

Conférence Histoire de l’art par Sylvie Testamarck

Tarifs : 5 € - Non adhérents
 / Entrée libre - Adhérents et moins de 18 ans
3 € - Adhérents des partenaires tremblaysiens

C’est Gustave Courbet, personnalité majeure de ce mouvement, qui adopte ce terme en 1855 pour désigner un style de peintures né en France après la révolution de 1848. Il s’agit pour lui de « traduire les mœurs, les idées et l’aspect de son époque » sans négliger toutefois de faire ressortir « sa propre individualité ».

Le réalisme rejette ainsi l’inspiration imaginaire du romantisme ainsi que l’idéalisation de la nature et des figures des néo-classiques. En privilégiant la peinture de paysages et les scènes de la vie quotidienne, les artistes de ce mouvement remettent en cause la hiérarchie des genres formulée par l’Académie. Les grands formats, autrefois réservés à la peinture d’histoire (considérée comme « le grand genre ») sont désormais choisis pour représenter la vie quotidienne. Faisant prévaloir la peinture de genre sur les scènes historiques. La description des paysans et des travailleurs est dès lors préférée à celle des dieux ou des aristocrates dans des compositions plus librement exécutées, elles-mêmes préférées aux agencements savants.
Les découvertes scientifiques et techniques qui se succèdent alimentent par ailleurs chez eux ce désir d’une retranscription objective des faits. Cette nouvelle peinture, porteuse d’un élan humanitaire voire socialisant, allait déconcerter une bourgeoisie dont les préférences picturales allaient à des sujets plus inoffensifs car demeurés très éloignés des réalités contemporaines, par ailleurs souvent terribles.

Courbet, Daumier, Millet sont les acteurs majeurs de ce mouvement artistique qui s’étend à toute l’Europe, en Russie et jusqu’en Amérique. Il s’affirme donc comme un style international auquel s’opposera bientôt un puissant rival : le symbolisme.

S. T.